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Historische Dokumente und Autographen

Garrez de Mésière - Document intéressant en référance à M. Chrétien de Malesherbes

Referenz: garrez-de-mesiere-document-interessant-en-referance-a-m-chretien-de-malesherbes
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Garrez de Mesière. Preuve de Loyauté au Roi de France, avec référence à M. Chrétien-Guillaume de Lamoignon de de Malesherbes.

Rare et intéressant document manuscrit du chevalier GARREZ DE MÉSIÈRE, fait à Paris le 20 octobre 1814, pendant la période de la première Restauration, après l'abdication et avant les Cent-Jours de Napoléon 1er.

« Je soussigné chevalier de la Legion d'Honneur, officier supérieur, ex-aide-de-camp et collaborateur de M. le chevalier des POMMELLES, maréchal de camps et agent du Roi à Paris en 1797, certifie qu'il est à ma connaissance que M. Jourdat, mon ami, ancien lieutenant général de police de la Ville de Troyes en Champagne y a été proscrit et persécuté pendant la terreur par le peuple... qu'ami de M. de MALESHERBE(S)*, il a par cet illustre magistrat, fait demander à Louis XVI, détenu au Temple, la permission de se présenter comme défenseur de ce Monarque... »

* Chrétien-Guillaume de Lamoignon de MALESHERBES fut -qui incarne aux yeux de ses contemporains- le type du "parfait, honnête homme". Premier président de la Cour des Aides de Paris et directeur de la Librairie en 1750, c’est-à-dire responsable de la censure royale sur les imprimés, poste dont il se sert pour soutenir "l'Encyclopédie". L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers est une encyclopédie française, éditée sous la direction de Diderot et D’Alembert. Lorsque le privilège des éditeurs est révoqué et que le parlement ordonne la saisie des papiers de Diderot, Malesherbes le fait avertir secrètement. en 1771 il se rendit célèbre par ses « remontrances » et sa résistance aux réformes de Maupeou. Exilé dans ses terres en 1771, il revint à Versailles en 1774. Après la mort de Louis XV, il fut secrétaire d’État à la Maison du Roi. En 1792, il rend visite à sa fille émigrée à Lausanne, mais revient vite en France, pourtant sans illusion sur la Révolution. Par fidélité au roi qui pourtant ne l’aimait guère, il se porte volontaire pour prendre sa défense à son procès et écrit au président de la Convention : « J’ignore si la Convention nationale donnera à Louis XVI un conseil pour le défendre, et si elle lui en laissera le choix. Dans ce cas-là je désire que Louis XVI sache que, s’il me choisit pour cette fonction, je suis prêt à m’y dévouer ». Louis XVI répondit : « Votre sacrifice est d’autant plus généreux que vous exposez votre vie et que vous ne sauverez pas la mienne ». Plus tard, c’est Malesherbes qui signifia au roi sa sentence de mort, le 20 janvier 1793. Arrêté peu après dans ses terres, il mourut guillotiné en 1794.

 

Taille et type du document: 23x19 cm, papier.